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Traitement d’une entorse de cheville

Un atterrissage raté ou un faux pas et c’est la cheville qui craque. Les blessures à la cheville sont fréquentes dans le sport, à tous les niveaux. Qu’il s’agisse d’un handballeur professionnel ou d’un joueur de tennis occasionnel, le traitement de physiothérapie suit les mêmes principes.

Après le diagnostic médical rupture partielle des ligaments de la malléole externe et une contusion osseuse, il faudra pendant les 3 à 4 premières semaines, que le patient utilise des cannes pour marcher, porte une attelle et effectue de la physiothérapie tout au long de son traitement.

Protéger le ligament blessé et légèrement bouger le pied

Protéger la structure blessée est la priorité au cours de la première phase, aussi appelée phase d’inflammation. Il est important de mobiliser légèrement la partie du corps atteinte, tout de suite après la blessure. Cela favorise la circulation sanguine et permet au nouveau tissu qui se forme de s’orienter correctement. Des cannes, un bandage, une attelle, ou des bandes adhésives (tape) peuvent être bénéfiques durant cette phase.

Du chaud ou du froid ?

Refroidir légèrement la blessure peut être bénéfique, notamment si celle-ci est récente. Il faut toutefois que la sensation reste agréable. Une application intensive de glace est déconseillée. Un cold pack sorti du réfrigérateur ou une bonne vieille compresse de fromage blanc est préférable. Surélever la jambe en compressant légèrement l’endroit lésé (chaussettes de contention, bandages) contribue à limiter l’expansion de l’enflure. Celle-ci est normale au début. Elle fait partie du processus de guérison des tissus.

Appliquer de la chaleur peut également s’avérer bénéfique selon la blessure. Bain chaud, bouillotte, hot pack ou chauffer un coussin de noyaux de cerises, l’appliquer ensuite sur la zone douloureuse.

En règle générale, il est préférable d’appliquer du froid lorsque l’enflure de la cheville est importante, tandis que le chaud est plutôt recommandé en cas de tensions musculaires.

Augmenter progressivement l’intensité de l’effort

La base de toute physiothérapie consiste en une augmentation ciblée et appropriée de l’intensité des efforts fournis par la partie du corps blessée. Après deux semaines de repos relatif, le pied peut être soumis à des efforts de plus en plus intenses. La phase de reconstruction peut alors commencer. Les sauts et autres mouvements rapides restent toutefois proscrits. Le(la) physiothérapeute propose des exercices de plus en plus exigeants pour améliorer la force et la mobilité. La physiothérapie va détendre également les muscles tendus et utiliser diverses techniques en vue de rendre sa mobilité à l’articulation.

Le retour au sport

Avant de reprendre l’entraînement sportif, l’athlète doit passer un certain nombre de tests pour évaluer s’il est en mesure de reprendre les entraînements. Il doit par exemple pouvoir réaliser des suites de mouvements propres à sa discipline sportive sans ressentir de douleurs et effectuer des mouvements optimaux. Le mental est fondamental : l’athlète doit sentir qu’il est pleinement opérationnel. Ce n’est que lorsqu’il a réussi ces tests qu’un sportif est prêt à reprendre la compétition en pleine confiance.

Les différentes phases de guérison d’une blessure

Phase d’inflammation : fait partie de la 1ère phase de guérison du tissu. Celle-ci est caractérisée par une douleur, une enflure, une rougeur et une restriction de la fonction (force, mobilité).

Phase de reconstruction : les tissus (os, ligaments, muscles, tendons, etc..) se rétablissent mais n’offrent pas une grande résistance aux sollicitations.

Phase de sollicitation : la transition vers la sollicitation habituelle avant la blessure est supervisée et se fait au moyen d’exercices et de tests ciblés.

La durée des différentes phases varie selon qu’il s’agit d’une atteinte osseuse, cartilagineuse, ligamentaire, musculaire ou tendineuse.

Nicole Lutz ; PhysioMagazine, 1-2017 ; 5-7.